TSUNAMIS ET ABSENCE D'UN RÉSEAU D'ALERTE

Publié le par Michel VILLENEUVE

Absence d’un réseau d’alerte aux Tsunamis en France

Dans quelques jours aura lieu le troisième anniversaire du Tsunami du 26 décembre 2004 qui a fait près de 300 000 morts sur le pourtour de l’Océan indien.
A l’époque l’UNESCO et les pouvoir publics français s’étaient engagés à sécuriser rapidement (avant 2008) les côtes françaises non encore équipées de réseau d’alerte aux tsunamis.
Or à ce jour, comme vient de le souligner le sénateur de l’Aude Roland Courteau, seules les côtes des territoires français du Pacifique bénéficient d’un réseau d’alerte aux Tsunamis datant des années 1970. Les Antilles et la zone méditerranéenne qui sont particulièrement vulnérables à ce genre de catastrophe n’en bénéficient pas.
En Méditerranée les principaux risques de tsunamis viennent de l’activité des failles qui frangent la côte algérienne ou bien des glissements de terrain qui se produisent régulièrement sur la bordure du talus continental azuréen, entre Marseille et Nice.
Ce sont ces zones là qui doivent être sécurisées en priorité avant les côtes de l’Atlantique qui n’ont, à ce jour, essuyé aucun Tsunami hormis celui de Lisbonne au 18eme siècle ( lequel avait été provoqué par l’activité tectonique du bloc de Gibraltar).
Génération Écologie a rappelé le 25 décembre 2006 (soit bien avant le rapport de l’OPECST) que ce réseau d’alerte manquait cruellement. Or, pour avoir un début d’efficacité il suffirait d’installer 10 stations d’alerte en Méditerranée ( entre 250 000 et 500 000 euros l’unité) et autant dans les Antilles. Soit un coût global de 10 millions d’euros ce qui représente un cinquième de la campagne de certains candidats à la présidentielle ou un neuvième du prix d’achat d’un avion « Rafale ».
De plus cette charge financière pourrait être repartie entre tous les pays riverains.

Génération Écologie et sa Présidente, France Gamerre, souhaitent que la prochaine date anniversaire du tsunami de l’océan Indien vienne rappeler aux responsables politiques qu’une partie de la France peut subir le même sort puisque, depuis trois ans, aucun système d’alerte n’a vu le jour malgré les nombreuses réunions, colloques et conciliabules qui se sont succédés depuis le 26 décembre 2004.
Michel VILLENEUVE
Porte –Parole de Génération Écologie

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