MA TAXE CARBONE

Publié le par Michel EVRARD

De nombreuses personnalités ne se privent pas pour dire que la taxe carbone est une nouvelle usine à gaz. Quand la Gauche a supprimé la vignette, (alors que Voynet était ministre de l’environnement !!!), j’ai composé un texte que j’ai envoyé à divers mouvements écologistes. (A cette époque, je faisais partie de Génération Ecologie). Je proposais une nouvelle vignette pénalisant les pollueurs « compulsifs ». Pour les véhicules de moins de 900 kg, pas de vignette. Au dessus de ce poids, une taxe significative et augmentant très vite en fonction du poids du véhicule, avec une dérogation pour les familles et dans un certain nombre  d’autres cas. Un célibataire ou un couple sans enfant qui voudrait acquérir une voiture de plus de 900 kg, paierait déjà une bonne taxe.

Pour ceux qui voudraient rouler en gros 4X4, sans raison valable, la taxe serait vraiment très lourde. En conséquence, un médecin de campagne et à fortiori, de montagne en sera exempté, ainsi que d’autres professionnels.

             



En ville, on n’a pas besoin de développer encore et toujours les transports en commun, si on se met enfin à rapprocher le travailleur de son lieu de travail. Voilà un chantier immense en perspective pour le BTP. L’utilisation de voitures, de bus fonctionnant avec un moteur à air, (cette invention géniale), très économe en électricité nécessaire à la compression de l’air dans les réservoirs, pourrait se développer de façon significative. Quant au co-voiturage, il pourrait diminuer fortement les ralentissements et les bouchons qui se forment à l’entrée des villes, matin et soir. Mais nous avons pris des habitudes d’individualisme contre lesquelles il est bien difficile de lutter. Pourtant, les bienfaits du co-voiturage sont évidents.

              En fait, l’urgence est de restructurer notre cadre de vie complètement éclaté, ce qui nous oblige à prendre la voiture ou un transport en commun, pour un OUI ou pour un NON. Imaginons tout ce que nous pourrions faire avec l’argent et les richesses non-renouvelables que nous économiserions, si nous avions moins besoin de nous déplacer en engins motorisés et si nous pouvions mieux utiliser notre moyen de locomotion naturel…
 Je trouve étonnant que nos économistes n’aient jamais fait de propositions dans ce sens. Il est encore plus étonnant que nos hommes politiques n’aient jamais songé à cette idée et nous laissent dépenser une partie importante  de notre argent sur les routes et dans les différents modes de transport en commun. Non seulement, ils n’y ont jamais pensé, mais ils en sont encore à réclamer de nouvelles routes, de nouvelles déviations, parfois au nom du Grenelle de l’Environnement.  

EVRARD Michel. Ecologiste sans étiquette.

Publié dans EXPRESSION LIBRE

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