VERS LA FIN DU LIBÉRALISME SAUVAGE

Publié le par NC

La crise économique actuelle devrait servir de détonateur pour évoluer vers une société mondiale plus proche de l’équilibre écologique entre les hommes et la planète.
En effet, que reste-t-il du libéralisme traditionnel sinon des profits astronomiques pour certains et du « serrage de ceinture » pour tous les autres?
La crise n’a fait qu’accentuer le principe déjà ancien qui consiste à « privatiser les gains et à nationaliser les pertes » c’est à dire qu’en période de « gagne » ce sont quelques privilégiés qui se partagent les gains et en période de difficultés c’est l’État (donc tous les contribuables) qui payent la facture. Le plan Bush pour sauver les entreprises américaines n’est qu’un épisode de plus dans l’application de ce principe.

Mais entre le protectionnisme des États et notamment des USA (voir l’affaire des ravitailleurs de l’US Air Force) et l’interventionnisme de plus en plus prégnant de Washington dans le domaine économique, on peut se demander ce qui reste de la doctrine fondatrice du capitalisme « anglo-saxon » qui sert de modèle aux pays émergeants tels que la Chine ou l’Inde ?
La crise actuelle, n’est qu’un signe avant-coureur d’une catastrophe économique et écologique annoncée depuis plusieurs années par les écologistes.
En effet, le modèle économique « anglo-saxon » qui suppose une autorégulation des marchés est un leurre car un marché  ne s’arrête que lorsqu’il n’a plus de client ou de matière première. On ne doit pas attendre du marché qu’il gère les ressources de la Planète pour les faire durer puisque sa finalité c’est de faire le maximum de bénéfices dans un minimum de temps et ce jusqu’a disparition totale de la marchandise (donc des ressources de la Planète).

On voit bien que cette gestion planétaire devra être régulée sous peine d’une crise mondiale majeure et le plan Bush n’est qu’un début dans ce « nouvel ordre économique mondial ». Mais dans ces conditions il serait hypocrite de parler encore de « libéralisme économique » sauf à considérer que tous les citoyens doivent partager les pertes et que seuls quelques privilégiés ont accès aux bénéfices.
Il faudrait demander aux familles des 15000 cultivateurs indiens qui se sont suicidés cette année pour avoir acheté des semences transgéniques, ayant donné lieu à une récolte famélique, ce qu’ils pensent de ce « système libéral » dont les seuls bénéficiaires ont été les céréaliers.
Un « libéralisme vertueux » succèdera-t-il à un « libéralisme oligarchique », telle-est la question ?

France GAMERRE
Génération Écologie
Ex Présidente Nationale
Présidente d'Honneur Génération Écologie 13

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