MAIS OU SONT LES FEMMES ?

Publié le par NC

Pour fêter la JOURNÉE DE LA FEMME, MARIANNE2.jpg
    parlons de... PARITÉ ÉLECTORALE
Bien que les listes des municipales semblent être en accord avec la loi de 2000 et entremêlent  dans leur composition, apparemment de façon égale, les deux sexes .
Il reste que le sexe dit "fort" tient pour très large majorité les têtes de listes.


L'UMP a fait un effort par rapport à 2001, mais ne laisse conduire une liste qu'à 15% de femmes dans les villes de plus de 300 000 habitants. Pour Ange SITBON  (responsable des élections) " l'UMP a de nombreux maires sortants à qui il est difficile de dire de se retirer au profit d'une femme, sous le seul prétexte qu'elle est une femme. C'est prendre le risque de perdre. Quand il n'y a pas de sortant, c'est plus facile d'imposer une femme ".


Au MoDem, selon Eric RAZIERE (responsable des élections) "Nous n'avons pas de sortants, ce qui nous laisse libres..." Ce qui n'empeche pas que seulement 17 % de femmes conduisent des listes dans les villes de plus 10 000 habitants. Le MoDem assure néanmoins qu'il a tenu compte du nombre de femmes qui se sont proposées.


Au PS, dans les villes de plus de 20 000 habitants, on atteint 20 % de femmes en tête de liste. Geneviève Couraud (déléguée nationale à la parité) reconnaît que c'est insuffisant et  " qu'il est décidément très difficile de secouer les mentalités des hommes qui ne veulent pas laisser leur place aux femmes et des femmes qui n'osent pas toujours s'engager ".

La loi du 6 juin 2000 a marqué un tournant dans la vie politique puisqu’elle exige une stricte alternance hommes/femmes sur les listes dans les villes de plus de 3500 habitants. Ainsi, les femmes sont bien plus nombreuses dans les conseils municipaux qu’autrefois. Depuis 2001, 47,4 % des élus sont des femmes.
Le problème, c’est que la loi jusqu’à présent n’oblige pas que les hommes cèdent leur place aux femmes en tête de liste. Elles sont juste « prioritaires » pour figurer sur les listes.
Néanmoins, elles représenteraient environ 35% des adjoints dans certaines villes. Ce qui est encore peu. Pour palier à cet écart de représentativité entre hommes et femmes, une nouvelle loi, votée en 2007, impose la parité aux postes d’adjoints.
Mais, même si les femmes sont susceptibles d’accéder « plus également » à un poste de maire, elles  restent également rares à siéger aux conseils généraux.

En fait l’homme continue de représenter symboliquement le pouvoir. Malgré les lois, l’évolution des mentalités est difficile à mettre en œuvre. Le recrutement des hommes et des femmes pour figurer sur les listes est radicalement différent : les premiers sont issus des partis politiques tandis que les secondes proviennent des associations et de la société civile.
La réalité reste que :
1) Les rares listes confiées à des femmes reviennent à des candidates sortantes, quasi sûres d'être reconduites dans leur fonction.
2) On envoie les candidates inexpérimentées faire leurs armes dans des communes où leur parti n'a aucune chance de l'emporter.


Trois questions restent donc en suspens : 
Les femmes peuvent-elles réellement prétendre à devenir maires autant que les hommes ?
Les hommes ne freinent-ils pas
l’ascension des femmes dans leur accession au pouvoir
La parité n'en est-elle
, pour aujourd'hui ,
qu'à ses balbutiements  ?

Catherine VILLA
Présidente de Génération Écologie 13

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