Brice Lalonde détaille les grandes lignes de la stratégie diplomatique française en amont de la conférence de
Copenhague.

(Ex) Ministre de l'Environnement 1988
Conseillère Communautaire CUMPM
Conseiller municipal (Bois Plage en Ré)
Brice Lalonde détaille les grandes lignes de la stratégie diplomatique française en amont de la conférence de
Copenhague.
Le 27 Septembre à Hillion (22), a eu lieu une manifestation contre les algues vertes.
Les écolos n’ont pas pu s’empêcher de lui donner un côté folklorique et risible dont ils ont le secret.
Il y a bien longtemps que je m’inquiète du développement délirant des élevages industriels en Bretagne que j’ai découverts en 1964-1965, lors d’une
année passée dans la région de Lorient. C’était l’époque du poulet aux hormones « chanté » par Jean Ferrat.
Aujourd’hui, c’est l’horreur absolue avec le développement quasi exponentiel des élevages industriels de porcs, de volailles et les usines à lait. En voyant cela, Tino Rossi chanterait
:« Ah, quelle est belle ma Bretagne, ses algues vertes et ses cochons ». Il est arrivé que des éleveurs augmentent leur cheptel illégalement. Mise devant le fait accompli,
l’Administration Préfectorale acceptait de régulariser cette violation de la loi. Il est arrivé que les volailles prêtes à être envoyées à l’abattoir
soient ramassées nuitamment par des clandestins. Aujourd’hui, vu la folie ultra-libérale qui s’est emparée du secteur agricole, tout le monde est perdant, sauf le petit club de ceux qui ont
organisé cette gabegie et encore.
Il faut sortir de ce cercle vicieux et polluant, et remettre les filières agricoles d’aplomb. Il y a quelques années, José Bové nous parlait de souveraineté alimentaire. Sans
autre indication, j’ai essayé de voir comment on pourrait mettre en œuvre cette idée.
Je vous livre le résultat de mes cogitations.
On calcule le nombre de tonnes de porc que les Français ingurgitent, chaque année. On le traduit en nombre de cochons à élever. On répartit sur tout le territoire, des unités de production de
1.000 cochons, en deux lots de 500 gardés six mois environ, contre quatre mois et demi dans la filière productiviste. Le prix du porc engraissé sera calculé, pour que l’éleveur gagne 18 euros
nets, par unité, ce qui lui fera un revenu net de 1.500 euros, par mois. Etant donné qu’il pourra compléter ce revenu, par un jardin potager, quelques poules etc. ou un cochon élevé pour ses
propres besoins, il ne sera pas à plaindre. S’il ne fait pas bien son boulot, il en subira les conséquences qui pourront aller jusqu’au retrait de son habilitation, en cas de négligence grave.
Mieux vaut un peu d’autoritarisme, que la Pagaille Agricole Commune actuelle. Le consommateur-contribuable s’y retrouvera, car il n’aura plus à donner des aides aux
agriculteurs, à l’Industrie agro-alimentaire et à ceux qui sont privés de travail, en raison de la monstruosité de certains élevages et
encore des sous, pour enlever les algues vertes.
Cependant, la France pourra produire une quantité de viande de porc légèrement supérieure à ses besoins, en accord avec les autres pays de l’UE. Cet excédent sera vendu aux pays qui ne peuvent pas en produire suffisamment, pour des raisons écologiques. Autre possibilité : leur vendre des aliments pour bétail produits dans les pays dont les terres agricoles le permettent. Les animaux seront alors élevés au plus près des consommateurs.
Pour vous prouver que ma proposition est beaucoup moins bizarre qu’elle n’en a l’air, voici ce que rapporte Alain Remond (journaliste de renom) dans le billet humoristique qu’il a publié dans La Croix du 22 Septembre. Un lecteur lui a envoyé l’étiquette qu’il a récupéré sur un paquet de « Haché de porc maigre ». Sous cette indication, était écrit en tout petits caractères « Né au Canada, élevé en Australie, abattu et découpé en Belgique ». Vu ce qui se passe déjà dans l’UE, cela n’a rien d’étonnant. Je rappelle le cas des pommes de terre produites en Bavière, envoyées par camion dans le sud de l’Italie, pour y être épluchées et taillées en frites, puis ramenées en Belgique pour y être cuites et commercialisées. Plus croustillant encore : la graisse animale récupérée dans certains pays de l’UE, emmenée dans une usine de Naples et transformée en un ersatz de beurre, à l’aide de 80 kg de produits chimiques par tonne. Cette mixture était mélangée à du vrai beurre qui avait déjà beaucoup voyagé et qui n’en avait pas fini avec ses pérégrinations à travers l’Europe.
Voilà pourquoi il faut
impérativement renverser la vapeur, au propre, comme au figuré.
EVRARD Michel. Ecologiste sans
étiquette.
De nombreuses personnalités ne se privent pas pour dire que la taxe carbone est une nouvelle usine à gaz. Quand
la Gauche a supprimé la vignette, (alors que Voynet était ministre de l’environnement !!!), j’ai composé un texte que j’ai envoyé à divers mouvements écologistes. (A cette époque,
je faisais partie de Génération Ecologie). Je proposais une nouvelle vignette pénalisant les pollueurs « compulsifs ». Pour les véhicules de moins de 900 kg, pas de
vignette. Au dessus de ce poids, une taxe significative et augmentant très vite en fonction du poids du véhicule, avec une dérogation pour les familles et dans un certain nombre d’autres cas. Un célibataire ou un couple sans enfant qui voudrait acquérir une voiture de plus de 900 kg, paierait déjà une bonne taxe.
Pour ceux qui voudraient rouler en gros 4X4, sans raison valable, la taxe serait vraiment très lourde. En conséquence, un médecin de campagne et à fortiori, de montagne en sera exempté,
ainsi que d’autres professionnels.
En ville, on n’a pas besoin de développer encore et toujours les transports en commun, si on se met enfin à rapprocher le travailleur de son lieu de travail. Voilà un chantier immense en
perspective pour le BTP. L’utilisation de voitures, de bus fonctionnant avec un moteur à air, (cette invention géniale), très économe en électricité nécessaire à la compression de l’air
dans les réservoirs, pourrait se développer de façon significative. Quant au co-voiturage, il pourrait diminuer fortement les ralentissements et les bouchons qui se forment à
l’entrée des villes, matin et soir. Mais nous avons pris des habitudes d’individualisme contre lesquelles il est bien difficile de lutter. Pourtant, les bienfaits du co-voiturage sont
évidents.
En fait, l’urgence est de restructurer notre cadre de vie complètement éclaté, ce qui nous oblige à prendre la voiture ou un transport en commun, pour un OUI ou pour un NON. Imaginons tout ce que
nous pourrions faire avec l’argent et les richesses non-renouvelables que nous économiserions, si nous avions moins besoin de nous déplacer en engins motorisés et si nous pouvions mieux utiliser
notre moyen de locomotion naturel…
Je trouve étonnant que nos économistes n’aient jamais fait de propositions dans ce sens. Il est encore plus étonnant que nos hommes politiques n’aient jamais songé à cette idée et nous
laissent dépenser une partie importante de notre argent sur les routes et dans les différents modes de transport en commun. Non seulement, ils n’y
ont jamais pensé, mais ils en sont encore à réclamer de nouvelles routes, de nouvelles déviations, parfois au nom du Grenelle de l’Environnement.
EVRARD Michel. Ecologiste sans étiquette.
Un
grand nombre d'études scientifiques se penchent sur le problème des résidus médicamenteux dans les eaux de nos rivières. Tous les auteurs s'accordent pour dire que nos stations d'épuration
classiques ne sont pas en mesure d'éliminer la totalité des molécules arrivant par les égouts. Il s'avère donc que dans tous les cas ces composés se retrouvent dans les cours d'eau. Des
analyses fines montrent la présence de plus d'une centaine de molécules actives. Selon la taille des stations, de un à plusieurs kilos sont ainsi exportés chaque jour vers le milieu
naturel...
Génération Ecologie Région Corse dénonce l’incompétence des services vétérinaire en matière de gestion de la crise
de la tuberculose bovine ayant affecté les chèvres dans la région du sartenais.
Précisons que si le troupeau de chèvres d'un éleveur a été sacrifie au non du principe de précaution, la position adopté par la direction des services vétérinaires
soulève deux questions :
Dans l’hypothèse ou la maladie serait présente dans ce cas les animaux sauvages sangliers, souris, renard etc. sont susceptible d’être contaminés alors pourquoi la
consommation de sanglier est elle encore autorise ?
- Pourquoi la chasse est encore ouverte sur la zone concernée ?
Tous les chasseurs savent que les chiens qui courent obligent les sangliers à quitter leur zones habituelles ce qui inévitablement facilite la
propagation de la maladie.
Génération Ecologie constate qu’ il est plus facile pour l’administration d’appliquer le principe de précaution a l’encontre d’un agriculteur en évoquant un problème de sante public
plutôt que d’appliquer ce même principe de précaution quand il s’agit d’hobbies financier.
Génération Ecologie soupçonne un corollaire avec l’implantation et le monde de fonctionnement de la nouvelle centrale électrique, thèse qui sera vite démontrée.
Pierre Noel Tucci : Responsable Génération Ecologie Région Corse
Michel Verna : Porte parole national de Génération Ecologie

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